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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Soumis par redacteur le mar, 12/05/2017 - 10:57

Non l’examen de VTC n’est pas trop dur, c'est l'accompagnement à sa préparation qui est nul !

Dans un article paru vendredi 1er décembre, le journal l’Opinion relate les différentes questions posées à l’ensemble des candidats voulant passer l’examen de chauffeurs de VTC.

Après lecture de l’ensemble du dossier proposé par le journal, la CFDT VTC-Loti tient à apporter son point de vue sur ce que nous considérons être l’une des sources de tension majeure dans ce secteur.

Jugé trop compliqué par les plateformes et certains acteurs minoritaires de la profession, cet examen a été élaboré puis mis en place pour répondre à la volonté des chauffeurs de professionnaliser « le métier ». Rappelons-nous qu'en décembre 2016, l’une des quatre revendications des chauffeurs était « la reconnaissance du métier de VTC ». La mise en place de cet examen était une des réponses à cette attente.

L’esprit de l’examen était double. D’abord faire reconnaitre le métier de VTC par une formation et un examen professionnel mais aussi écarter du secteur des travailleurs peu scrupuleux franchissant bien souvent la ligne jaune. Il est à noter que ces agissements se faisaient le plus souvent grâce à la complicité de plateformes n’exerçant jamais leur responsabilité sociale lors de la création de compte « chauffeur partenaire ».

L’article soulève un problème de fond qui est celui du manque d’accompagnement à la formation pré-examen.

Depuis de nombreux mois, des milliers de chauffeurs VTC se sont présentés en « candidat libre » sans aucune formation et préparation. Un vrai massacre de travailleurs en souffrance organisé par les plateformes et quelques organismes de formations. La CFDT n’exclut pas de demander des comptes aux organismes de formations financées par les plateformes pour préparer les chauffeurs à l’examen.

Entendre de la part de représentants de plateforme et observateurs que « cet examen est une barrière à l’accès à l’emploi » montre bien le peu d’intérêt qu’ils portent à des travailleurs voulant simplement être « professionnels et reconnus » mais aussi à un secteur professionnel avec ses obligations et contraintes notamment sécuritaires.

Pour la CFDT, cet examen est un moyen d’assainir le secteur des VTC et doit rester, dès le 1er janvier, l'unique porte d’entrée pour un futur chauffeur. La période de transition vécue actuellement par les VTC engendre un taux d’échec considérable, mais comment peut-on croire qu’un VTC travaillant 10 à 16h pour gagner un SMIC peut se dégager du temps et de l’argent pour se former et obtenir sereinement l’examen ? Personne ! D’autant plus qu’il ne faut pas oublier que certains de ces chauffeurs ont été sous – voir non – déclarés par leurs employeurs. C’est la double peine.

La CFDT ne cesse de dénoncer ces pratiques et a aidé l’ensemble des candidats à la préparation de l’examen. Pour la CFDT, l’examen doit pouvoir continuer à aller vers la professionnalisation et la responsabilisation des VTC. Cela passe par une exigence dans différents domaines repris lors de cet examen.

La CFDT n’exclura aucun travailleur voulant s’en sortir dignement en respectant les règles.
Cependant elle défendra toujours la professionnalisation d’un secteur jeune qui demande, pour le construire, des acteurs responsables.

Cette responsabilisation de tous est un combat que mène la CFDT.

Malheureusement, à la vue du tissu de mensonges dit par certains acteurs du secteur, des agissements et écrits sur les réseaux sociaux de ce week-end dénoncé par la CFDT avec la plus grande fermeté, la responsabilité ne semble pas encore être une priorité de tous. Et chaque jour supplémentaire qui passe, ce sont les chauffeurs qui paient toujours un peu plus.

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