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FORMATION PROFESSIONNELLE : “UNE BAISSE DU FINANCEMENT DU CPF SERAIT INACCEPTABLE”

Soumis par redacteur le jeu, 02/15/2018 - 09:57

Pour la première fois depuis le début de la négociation, les partenaires sociaux ont discuté mercredi 14 février de l’ensemble de sujets de la formation professionnelle. Y compris son financement.

Trois mois après les premiers échanges, le tempo de la négociation sur la formation professionnelle s’accélère. La séance de mercredi était particulièrement copieuse avec, à l’ordre du jour, l’examen d’un texte global ébauché par la partie patronale et, pour la première fois, des discussions sur la question cruciale du financement. « Il est hors de question de sortir de cette négociation avec un affichage inférieur au niveau actuel du financement alors que toutes les entreprises affirment qu’il faut investir sur les compétences », a insisté le secrétaire national Yvan Ricordeau à la sortie des échanges. Or, dans l’équation posée sur le papier par le Medef, la CPME et l’U2P, le Compte personnel de formation nouvelle formule ne serait financé que par une contribution de 0,35 % de la masse salariale contre 0,4 % aujourd’hui.

Le financement aléatoire de l’accompagnement

Deuxième source de tension, l’accompagnement. La CFDT en avait fait une priorité. « Son financement est repoussé à une hypothèse plus qu’aléatoire, a regretté le chef de file de la délégation. La discussion sur ce thème va être compliquée ». Elle aura lieu vendredi, en même temps que le balayage de l’ensemble des autres chapitres du texte global. Certaines formulations pointées par les organisations syndicales vont être retravaillées d’ici là. D’autres remarques de fond feront sans doute l’objet de passes d’arme plus appuyées. Parmi celles-ci, l’affirmation du droit personnel du salarié à se former dans le cadre du CPF, le respect de l’obligation pour les employeurs d’organiser un entretien professionnel tous les six ans et les sanctions qui vont avec, la rémunération du droit à la reconversion… Un droit que la CFDT n’a cessé de réclamer au cours du cycle de la négociation pour les salariés en contrat à durée déterminée. À suivre... dès vendredi 16 février.

dprimault@cfdt.fr 

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