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Transport aérien: l'ONU référence les zones de conflit

Soumis par Fabian Tosolini le mer, 04/22/2015 - 11:01

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Après la catastrophe du vol MH 17 de la Malaysia en juillet 2014, l'Onu a décidé de créer un site internet pour informer sur les zones de conflits. Consultable par le grand public, il doit notamment rassurer les voyageurs.

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L'organisation de l'aviation civile internationale (OACI), chargée de l'aviation civile au sein de l'ONU, a mis en place début avril un site internet recensant les zones à risques pour l'aviation. Le but de ce site est «d'informer le grand public, ainsi que les institutions ou compagnies aériennes des risques liés au terrorisme qui peuvent exister au-dessus de certains territoires», indique au Figaro le directeur en charge de la sécurité aérienne au sein de l'OACI, Catalin Radu. Il explique que la «décision de créer cet outil a été prise après la catastrophe qui a touché le vol MH 17 dans le ciel ukrainien l'été dernier».

«Nous avons mis en place la plate-forme, c'est au états membres (de l'OACI, ndlr) de fournir les informations qu'ils ont en leur possession. Le but est de mettre en commun des données qui existent au niveau national, ou communautaire, et de permettre la transparence vis-à-vis du grand public», souligne Catalin Radu.

Ces informations peuvent être de différentes natures: «des mises en garde, des données, des circulaires sur une interdiction de survoler un territoire». Les données publiées sont informatives, et même si elles peuvent se révéler précieuses, l'OACI ne remplace pas les États qui restent libre d'interdire les survols de zones de conflit.

Air France informée d'un risque dans le ciel Égyptien

Chez Air France, qui devrait partager des informations, on assure que des mesures ont été prises «bien avant l'accident du vol MH 17». «Nous ne sommes pas régis par ce site, même si nous le consultons», indique une porte-parole de la compagnie aérienne. En effet, Air France possède son propre organisme d'évaluation des risques, sa direction interne de la sureté. «Nous sommes en coopération avec l'armée, ou encore l'agence européenne de la sécurité aérienne, en ce qui concerne la prévention des risques».

Pourtant, cela n'empêche pas Air France d'aller voir le site créé par l'ONU. «La direction de la sureté de la compagnie a par exemple pris contact avec les autorités britanniques, qui ont publié un avertissement concernant un risque au-dessus de l'Égypte», affirme la porte-parole. Pour résumer, ce site ne constitue pas une révolution en matière de sécurité aérienne. Selon les mots de la compagnie française, il s'agit «d'un canal d'information officiel», qui n'en n'est en plus qu'à ses débuts.

Le risque de publier des informations confidentielles

Un site encore inconnu du grand public, même s'il a vocation à l'informer. Ce qui soulève un point d'interrogation pour une source chez Air France: «si le grand public a accès aux informations publiées, cela signifie que des groupes terroristes ou mal intentionnés y auront aussi accès».

Alors que l'OACI appelle «à publier le maximum d'information», cette source reste dubitative. «Les organisations qui récoltent les informations sur la dangerosité de certaines zones, qui sont le plus souvent les armées, ne publieront jamais sur un site grand public des données qui peuvent s'avérer sensibles. Cela pourrait faciliter le travail pour les groupes terroristes».

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC), n'est pour sa part pas inquiète. «Cela fait partie du rôle de l'OACI de mettre en commun, et de rendre publiques les informations, pour que les voyageurs puissent juger des risques», indique une source au Figaro. Concernant les inquiétudes sur les groupes terroristes, elle ne voit pas de problèmes: «les organismes et l'OACI sont habituées à traiter des informations sensibles, couvertes par le secret. Cela ne changera pas avec ce nouvel outil».

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