Le 07/07/2026 par La rédaction

Une motion ambitieuse portée par la confédération européenne des syndicats adoptée pour défendre l’emploi et le logement des jeunes en Europe

Le Forum européen de la Jeunesse est la plus grande plateforme de représentation des organisations de jeunesse en Europe. Il rassemble les Conseils nationaux de jeunesse et les organisations internationales de jeunesse afin de porter la voix de millions de jeunes auprès des institutions européennes, du Conseil de l’Europe, des Nations Unies et d’autres instances internationales. Son objectif est de promouvoir les droits des jeunes, leur participation démocratique et leur accès à des conditions de vie dignes et équitables. La confédération européenne des syndicats est un membre actif du forum européen de la jeunesse.

À l’occasion de son Assemblée générale 2026, organisée à Tromsø, en Norvège, les organisations membres ont adopté une motion majeure visant à renforcer les droits sociaux et économiques des jeunes à travers l’Europe. L’assemblée générale se tenait à Tromso car elle a été élue capitale européenne de la jeunesse pour l’année 2026. Le titre de capitale européenne de la jeunesse est transmis chaque année à une ville européenne différente pour une période d’un an. C’est une occasion pour la ville choisie de montrer la vie et le développement social, économique et culturel liés à la jeunesse. Avec sa vision « True North », Tromsø vise à inspirer les villes à travers l’Europe en démontrant comment un engagement soutenu en faveur de la participation des jeunes renforce la démocratie, l’inclusion et la résilience des communautés

Dans un contexte marqué par la montée des inégalités, la précarisation du travail et une crise du logement qui touche particulièrement les nouvelles générations, cette motion porte un message clair : les jeunes doivent pouvoir accéder à un emploi de qualité, à un logement abordable et participer pleinement à la société.

Aujourd’hui encore, de nombreux jeunes rencontrent des obstacles importants lors de leur entrée sur le marché du travail. Les contrats temporaires, les stages non rémunérés ou sous-rémunérés et d’autres formes d’emploi précaire demeurent une réalité pour une part importante de la jeunesse européenne. Cette situation fragilise leur autonomie financière et limite leurs perspectives.

Le développement des plateformes numériques et de nouvelles formes d’emploi atypiques accentue également les difficultés d’accès aux droits sociaux, à la protection sociale et à une représentation collective effective. Malgré leur contribution essentielle à l’économie, de nombreux jeunes travailleurs restent exposés à l’insécurité professionnelle et au risque de pauvreté.

Parallèlement, la crise du logement continue de s’aggraver dans de nombreuses régions d’Europe. L’augmentation constante des loyers, la spéculation immobilière et le manque d’investissements dans des logements accessibles empêchent de nombreux jeunes de devenir indépendants, de saisir des opportunités professionnelles ou de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions.

Face à ces constats, la motion adoptée appelle les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les partenaires sociaux à agir concrètement. Elle défend notamment la promotion d’emplois décents, une rémunération équitable des stages, un renforcement des protections pour les travailleurs des plateformes numériques ainsi que des politiques ambitieuses en faveur du logement abordable.

Cette adoption représente une avancée importante pour les organisations de jeunesse et les syndicats engagés dans la défense des droits des jeunes en Europe. Parmi les personnes ayant porté cette motion figure Céline Ruffie (FGTE) Présidente de la jeunesse au sein de la Confédération européenne des syndicats, élue à travers ETF (fédération européenne des travailleurs des transports). Son engagement a contribué à mettre en lumière les préoccupations des jeunes travailleurs et travailleuses confrontés à la précarité de l’emploi, à l’insécurité sociale et aux difficultés d’accès au logement.

À travers ce vote, les membres du Forum européen de la Jeunesse réaffirment leur volonté de construire une Europe plus juste, plus inclusive et plus solidaire, où chaque jeune peut envisager son avenir avec confiance et bénéficier des mêmes opportunités, quels que soient son origine sociale ou son parcours.

L’adoption de cette motion constitue ainsi un signal fort envoyé aux décideurs européens : investir dans la jeunesse n’est pas seulement une nécessité sociale, c’est une condition essentielle pour l’avenir de l’Europe.

L’Assemblée générale de Tromsø a également été l’occasion d’exprimer notre solidarité avec les travailleurs et travailleuses du secteur de l’hôtellerie-restauration mobilisés aux côtés du syndicat norvégien Fellesforbundet. Affilié à la confédération syndicale norvégienne LO, ce syndicat est également actif au sein des structures syndicales européennes. Pour les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, il est notamment membre de la EFFAT, fédération sectorielle européenne affiliée à la Confédération européenne des syndicats (CES). 

En soutenant cette mobilisation locale, les participants à l’Assemblée générale ont rappelé que la défense des droits des jeunes est indissociable de la lutte pour de meilleures conditions de travail, des salaires décents et le respect du dialogue social partout en Europe.