La manifestation intersectorielle du 12 mars dernier a rassemblé à Bruxelles plus de 100.000 participantes et participants à l’appel de la CSC Transcom et d’autres fédérations syndicales belges. Un succès indéniable, qui témoigne d’une mobilisation forte face aux politiques d’austérité.

À cette occasion, la CFDT Cheminots a tenu à être présente en soutien et en solidarité avec les travailleuses et travailleurs mobilisés. Cette présence illustre l’importance des liens entre organisations syndicales au-delà des frontières, face à des enjeux sociaux qui nous concernent toutes et tous.
En participant à cette mobilisation, la CFDT Cheminots a réaffirmé son attachement à une solidarité concrète entre travailleurs européens. Les réformes des pensions et les politiques d’austérité menées en Belgique font écho à des problématiques que nous connaissons également en France.
Partout, les mêmes logiques sont à l’œuvre : faire peser les efforts sur les salariés, en particulier les plus fragiles, plutôt que de s’attaquer aux inégalités structurelles.
La réforme des pensions portée par le gouvernement Arizona en est une illustration préoccupante. Elle cible une nouvelle fois des publics déjà précarisés, notamment les femmes et les travailleurs et travailleuses à temps partiel.
Ces orientations sont inacceptables. Elles creusent les inégalités et fragilisent encore davantage celles et ceux qui subissent déjà des parcours professionnels discontinus.

La mobilisation du 12 mars a démontré que l’action collective est indispensable. Elle a déjà permis d’obtenir des avancées concrètes pour les travailleurs et travailleuses belges :
- le maintien des emplois de fin de carrière ;
- la prise en compte des périodes de chômage temporaire et de maladie dans le calcul des pensions ;
- le maintien de la première année de travail dans ce calcul.
D’autres choix sont possibles pour répondre aux enjeux budgétaires en Belgique d’après la CSC Transcom sans faire porter l’effort sur les travailleurs et travailleuses :
- une fiscalité plus juste sur le patrimoine ;
- une taxation des activités numériques des grandes entreprises technologiques ;
- un audit transparent des subsides publics accordés aux entreprises.
Parce que les enjeux sociaux dépassent les frontières, la solidarité syndicale est plus que jamais nécessaire.
