La manifestation intersectorielle du 12 mars dernier a rassemblé à Bruxelles plus de 100.000 participantes et participants à l’appel de la CSC Transcom et d’autres fédérations syndicales belges. Un succès indéniable, qui témoigne d’une mobilisation forte face aux politiques d’austérité.
À cette occasion, la CFDT Cheminots a tenu à être présente en soutien et en solidarité avec les travailleuses et travailleurs mobilisés. Cette présence illustre l’importance des liens entre organisations syndicales au-delà des frontières, face à des enjeux sociaux qui nous concernent toutes et tous.
En participant à cette mobilisation, la CFDT Cheminots a réaffirmé son attachement à une solidarité concrète entre travailleurs européens. Les réformes des pensions et les politiques d’austérité menées en Belgique font écho à des problématiques que nous connaissons également en France.
Partout, les mêmes logiques sont à l’œuvre : faire peser les efforts sur les salariés, en particulier les plus fragiles, plutôt que de s’attaquer aux inégalités structurelles.
La réforme des pensions portée par le gouvernement Arizona en est une illustration préoccupante. Elle cible une nouvelle fois des publics déjà précarisés, notamment les femmes et les travailleurs et travailleuses à temps partiel.
Ces orientations sont inacceptables. Elles creusent les inégalités et fragilisent encore davantage celles et ceux qui subissent déjà des parcours professionnels discontinus.
La mobilisation du 12 mars a démontré que l’action collective est indispensable. Elle a déjà permis d’obtenir des avancées concrètes pour les travailleurs et travailleuses belges :
le maintien des emplois de fin de carrière ;
la prise en compte des périodes de chômage temporaire et de maladie dans le calcul des pensions ;
le maintien de la première année de travail dans ce calcul.
D’autres choix sont possibles pour répondre aux enjeux budgétaires en Belgique d’après la CSC Transcom sans faire porter l’effort sur les travailleurs et travailleuses :
une fiscalité plus juste sur le patrimoine ;
une taxation des activités numériques des grandes entreprises technologiques ;
un audit transparent des subsides publics accordés aux entreprises.
Parce que les enjeux sociaux dépassent les frontières, la solidarité syndicale est plus que jamais nécessaire.
Amsterdam, 30 septembre 2025 – Le Comité des femmes de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) a réuni aujourd’hui travailleuses et travailleurs du secteur, syndicalistes et décideurs politiques lors d’un séminaire consacré à la lutte contre les violences sexistes et le harcèlement au travail.
Cet événement, intitulé « Transporter le respect : lutter contre les violences sexistes au travail », a mis en lumière une réalité préoccupante : malgré des années de plaidoyer, les violences et le harcèlement envers les femmes restent massivement présents dans le secteur des transports.
Des résultats inquiétants
Les premiers résultats de la nouvelle enquête de l’ETF révèlent que près de trois femmes sur quatre (74 %) travaillant dans les transports déclarent avoir été victimes de violences ou de harcèlement sur leur lieu de travail. Ces chiffres confirment que la violence envers les travailleuses n’est pas un phénomène isolé, mais bien un problème structurel qui mine l’égalité et la sécurité dans le secteur.
La secrétaire générale de l’ETF, Livia Spera, a lancé un appel fort :
« Les violences au travail contre les femmes – et contre tous les travailleurs – doivent cesser. Les témoignages que nous avons entendus aujourd’hui montrent à quel point ces violences poussent les femmes à quitter le secteur. Cela doit changer, d’autant plus que la pénurie de main-d’œuvre s’aggrave : agir contre la violence, c’est aussi agir dans l’intérêt des employeurs. »
Langage, pouvoir et résistance
Parmi les interventions marquantes de la journée, Silvia Gonzales, représentante de la FGTE-CFDT, a livré un discours puissant sur le rôle du langage dans la reproduction – ou la remise en cause – des inégalités.
« Les mots façonnent nos pensées et définissent notre réalité. Et notre réalité, aujourd’hui, est sexiste. Nous devons la combattre, et le faire ensemble. Parce que le sexisme n’est pas anodin : il tue. Il tue littéralement — comme les crash tests conçus uniquement pour des corps masculins. Il tue symboliquement — en effaçant les femmes de l’histoire, de la science et de tant d’autres domaines. Les mots ne sont pas neutres : ils reflètent le pouvoir. Et le pouvoir, lorsqu’il n’est pas remis en question, perpétue l’inégalité. Le langage n’est pas seulement un outil de communication : c’est un instrument de résistance. Alors, reconstruisons notre réalité. »
Ses propos ont résonné avec la conférence inspirante de la sociolinguiste Vera Gheno, qui a elle aussi souligné l’importance du langage pour déconstruire les stéréotypes et construire une culture du respect.
Témoignages et actions pour un vrai changement
Le séminaire a également donné la parole à des travailleuses venues de toute l’Europe – du rail, du transport routier, maritime, aérien et urbain – qui ont partagé leurs expériences souvent douloureuses, mais aussi leurs luttes et leurs victoires syndicales.
Une table ronde a ensuite réuni syndicats, décideurs politiques et représentants des institutions européennes autour de solutions concrètes : campagnes de sensibilisation, négociations collectives, adoption de politiques européennes ambitieuses et renforcement des obligations des employeurs.
Pour un changement culturel durable
Le message porté par l’ETF est sans équivoque :
« Les conventions collectives peuvent protéger les travailleuses, mais c’est la culture du secteur qui doit évoluer. »
Mettre fin aux violences n’est pas seulement une question de droits des travailleurs : c’est aussi une condition essentielle pour construire un secteur des transports attractif, durable et équitable, où le respect et la sécurité de toutes et tous ne sont plus négociables.
Les 29 et 30 octobre 2025, à Bruxelles, le Comité des Femmes de la Fédération Européenne des Travailleurs des Transports (ETF) s’est réuni pour définir ses priorités à venir pour faire avancer l’égalité, la sécurité et la dignité des femmes au travail. La FGTE-CFDT y a pris part activement.
Des constats alarmants, mais une volonté commune
Les premiers résultats de l’enquête européenne menée par l’ETF ont rappelé l’ampleur du problème : 74 % des femmes travaillant dans les transports déclarent avoir été victimes de violences ou de harcèlement sur leur lieu de travail. Les témoignages recueillis révèlent la réalité quotidienne des agressions verbales, du sexisme, des atteintes à la dignité et de l’absence de réponse adéquate de la part des employeurs. Toutes les délégations ont insisté sur le même point : la violence n’est pas une fatalité du métier, mais un échec collectif auquel il faut répondre par des actions fortes.
Violence must not be part of the job : un mot d’ordre européen
Le slogan de la nouvelle campagne de l’ETF a résonné tout au long des débats. Les revendications sont claires : les employeurs doivent agir concrètement, en coopération avec les syndicats, pour garantir un environnement de travail sûr. L’Union européenne doit adopter une directive contraignante pour prévenir et éradiquer les violences et le harcèlement dans le secteur des transports, et tous les États membres doivent ratifier et appliquer la Convention 190 de l’OIT sur un monde du travail sans violence ni harcèlement.
L’égalité salariale, un droit non négociable
Invitée à la plénière, Isabelle Schömann, secrétaire générale adjointe de la CES, a rappelé que l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale n’est pas négociable. La directive européenne sur la transparence salariale doit désormais être transposée sans être édulcorée, afin de garantir des salaires équitables et d’en finir avec les discriminations économiques.
Face à la montée de l’extrême droite, défendre les droits fondamentaux
Les discussions ont aussi abordé un sujet préoccupant : la montée de l’extrême droite et des discours antiféministes à travers l’Europe. Les participantes ont alerté sur les attaques répétées contre les droits des femmes, notamment le droit à l’avortement, la remise en cause de l’égalité de genre et la banalisation de propos sexistes dans le débat public. Le mouvement syndical doit être un rempart contre ces reculs, en affirmant haut et fort que les droits des femmes sont des droits fondamentaux. Cette vigilance partagée s’est accompagnée d’un appel à renforcer les alliances européennes pour défendre une Europe sociale, solidaire et égalitaire, face aux dérives réactionnaires.
De Women in Rail (les femmes dans le ferroviaire ) à l’ensemble du secteur
Carole Mouchy, représentante FGTE-CFDT
L’exemple de l’accord Women in Rail, signé en 2021 par l’ETF et la CER, a montré la force du dialogue social européen lorsqu’il se traduit en engagements concrets : égalité professionnelle, santé au travail, prévention du harcèlement et équilibre vie pro/vie perso. La FGTE-CFDT plaide pour que cette dynamique s’étende à tous les modes de transport, car la mixité et la sécurité sont des conditions de l’attractivité du secteur.
Une dynamique européenne essentielle
Participer à ce comité, c’est mesurer la force du collectif européen : nos réalités diffèrent, mais nos combats sont les mêmes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’Europe doit agir vite et fort pour garantir la sécurité et la dignité des femmes au travail.
Bruxelles, 24 juin 2025 – Une audition publique organisée le 24 juin au Parlement européen a levé le voile sur l’ampleur de l’exploitation dans le secteur de la logistique en Europe. À l’initiative de la députée européenne Estelle Ceulemans(S&D), la séance a réuni syndicalistes, chercheurs, représentants de la Commission européenne et responsables d’agences européennes, autour d’un rapport accablant intitulé « Sorry, we subcontracted you » soit « pardon, nous vous avons sous-traité », publié par la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) et l’Institut syndical européen (ETUI).
Un système de sous-traitance organisé pour éroder les droits
Le rapport met en lumière un usage massif et structuré de la sous-traitance dans la logistique, qui permet aux grandes entreprises de déléguer leurs responsabilités sociales et juridiques à des chaînes d’intermédiaires diluant ainsi la responsabilité. Résultat : des conditions de travail dégradées, des salaires en baisse, un affaiblissement de la négociation collective et une précarité croissante, notamment pour les travailleurs migrants et détachés.
Ce phénomène ne relève pas d’un dysfonctionnement mais d’un modèle économique délibéré, selon les auteurs. De nombreux témoignages ont décrit des chauffeurs surexploités, des livreurs sans couverture sociale, et des licenciements abusifs lorsque des sous-traitants disparaissent du jour au lendemain.
Une chaîne logistique opaque et volatile
Les intervenants ont insisté sur la complexité des chaînes de sous-traitance, qui rend souvent impossible l’identification de l’employeur réel. Ce manque de transparence est aggravé par le recours à des entreprises “boîtes aux lettres”, la courte durée de vie des sous-traitants, et la fragmentation des responsabilités.
Les algorithmes de gestion du travail accentuent cette opacité, en dictant des rythmes intenses, sans espace pour la négociation collective ni pour la sécurité.
Une réponse européenne encore trop timide
Stefan Olsson, directeur à la DG Emploi de la Commission européenne, a reconnu l’ampleur du problème :
« Il y a une très forte pression sur la négociation collective et beaucoup de risques sociaux. »
Il a rappelé le rôle de l’Autorité européenne du travail (ELA), créée il y a cinq ans, qui commence à mener des inspections conjointes transfrontalières. Toutefois, 57 inspections dans le transport en cinq ans restent largement insuffisantes au regard de l’ampleur du phénomène, c’est ce qui a été mis en avant par Céline Ruffié, représentante FGTE-CFDT.
Des recommandations concrètes mais urgentes
Parmi les recommandations du rapport ETF/ETUI et des syndicats présents :
Interdire la sous-traitance des activités principales des entreprises ;
Limiter la longueur des chaînes de sous-traitance ;
Responsabiliser juridiquement l’entreprise donneuse d’ordre à chaque niveau de la chaîne ;
Renforcer massivement les inspections du travail, notamment au niveau transnational ;
Soutenir l’accès à la justice pour les travailleurs, avec le droit pour les syndicats d’agir en justice ;
Faciliter l’activité syndicale auprès des travailleurs sous-traités et isolés ;
Adopter une feuille de route européenne pour des emplois de qualité, comme le prévoit le socle européen des droits sociaux.
Un enjeu politique majeur
La confédération européenne des syndicats (CES), par la voix d’Esther Lynch, a dénoncé un système qui « élimine les droits des travailleurs au nom du profit ».
« Ce n’est pas un modèle, c’est une arnaque. Nous avons besoin d’une Europe qui protège. »
Plusieurs eurodéputés, dont Marianne Vind (S&D) et Estelle Ceulemans (S&D), appellent à une réforme législative ambitieuse pour sortir de la logique d’exploitation.
Mais des tensions politiques émergent : certaines forces (notamment PPE) souhaitent relever les seuils d’application de la directive sur le devoir de vigilance à 5000 salariés, ce qui exclurait la majorité des entreprises de la logistique du champ d’application. Par exemple, en France il n’y aurait plus que 22 entreprises qui seraient concernées d’après la députée Estelle Ceulemans.
Quelle Europe voulons-nous ?
En toile de fond, une question traverse le débat : l’Union européenne choisira-t-elle la voie de la compétitivité à tout prix ou celle de la justice sociale ?
Pour les syndicats, la révision des règles de sous-traitance, les marchés publics et le rôle renforcé de l’ELA sont des leviers concrets pour construire une économie plus juste.
« Il est temps de restaurer la confiance dans l’Europe, et cela passe par des emplois dignes », a résumé un participant.
Bruxelles, 15 avril 2025 – À l’occasion de la conférence « ETF Road » organisée par la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), Kamal El Jaouhari, représentant de l’UF route FGTE-CFDT, a pris la parole pour défendre les droits des conducteurs routiers et alerter sur les graves dysfonctionnements du secteur en France et en Europe.
Un constat alarmant sur le terrain
En réaction à la présentation de Michael Wahl (FAIR TRANSPORT), centrée sur l’application du Paquet Mobilité, Kamal El Jaouhari a rappelé que les conditions d’accueil des conducteurs dans les plateformes logistiques se sont fortement dégradées.
« De nombreuses plateformes ferment désormais leur parking le soir et interdisent l’accès aux conducteurs, y compris à ceux qui doivent charger ou décharger leur véhicule, alors que ces tâches devraient incomber aux plateformes elles-mêmes. »
Des moyens de contrôle largement insuffisants
La CFDT a également pointé le manque de moyens pour faire respecter la réglementation. Avec seulement environ 400 agents DREAL chargés du contrôle sur tout le territoire français, les infractions liées au cabotage illégal, au non-respect du repos hebdomadaire ou encore aux obligations sociales restent trop souvent impunies.
« Il est urgent que l’État recrute et forme davantage de contrôleurs pour garantir l’effectivité du Paquet Mobilité. »
Une action concrète contre le dumping social
Kamal El Jaouhari rappelé que la CFDT siège dans les commissions territoriales des sanctions administratives, qui peuvent prononcer des interdictions temporaires de cabotage contre les entreprises en infraction. Cette mesure dissuasive vise à protéger les entreprises françaises et lutter contre la concurrence déloyale.
« Ces sanctions – jusqu’à un an d’interdiction de cabotage – sont un levier essentiel pour stopper les pratiques abusives de certains transporteurs étrangers. »
Une hécatombe économique en 2024
La CFDT a également tiré la sonnette d’alarme face à la situation économique du secteur : plus de 60 000 entreprises de transport ont fait faillite en France en 2024.
« Le secteur est au bord du gouffre. Sans mesures concrètes pour lutter contre le dumping social et améliorer la rentabilité des entreprises, c’est tout un pan de notre économie qui est en péril. »
Attirer les jeunes ? Oui, mais pas à n’importe quel prix
La deuxième partie de la journée a été consacrée à l’attractivité du métier. Sur ce point, la CFDT a exprimé de vives inquiétudes quant à la proposition d’autoriser les jeunes de 17 ans à conduire des poids lourds.
« Il est irresponsable de confier un véhicule de cette taille à un mineur. L’attractivité ne peut pas se faire au détriment de la sécurité. »
Pour la CFDT, la revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail sont les vraies clés pour redonner de l’élan à la profession. Elle attend également la publication d’un décret sur la question du chargement et du déchargement, comme cela a été fait en Espagne et au Portugal.
L’UF route de la FGTE-CFDT mobilisée pour un transport routier plus juste
À travers cette intervention à Bruxelles, la CFDT réaffirme son engagement pour un transport routier plus humain, plus équitable et plus respectueux des droits sociaux. « Nous ne lâcherons rien sur la défense des conducteurs et la régulation du secteur. L’Europe doit avancer vers une harmonisation par le haut, pas vers une concurrence destructrice. » – Kamal El Jaouhari, FGTE-CFDT.
La France a ratifié la convention : et maintenant ?
Il y a six ans, le 21 juin 2019, l’Organisation internationale du travail (OIT) adoptait un texte majeur : la Convention n°190 (C190) et la recommandation 206 (R206) sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Un texte fondateur qui reconnaît enfin que le droit à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement est un droit fondamental.
Une avancée historique
La C190 est la première norme internationale à s’attaquer de manière globale à la question de la violence et du harcèlement, y compris la violence fondée sur le genre, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle ou économique. Elle protège toutes les personnes au travail, quels que soient leur contrat, leur secteur ou leur statut, et reconnaît l’impact disproportionné de ces violences sur les femmes et les personnes marginalisées.
La France parmi les premiers pays à ratifier
La France a ratifié la Convention C190 le 1er mars 2021, devenant ainsi l’un des tout premiers pays au monde à officialiser son engagement. Cette ratification a été saluée comme un signal fort. Elle oblige désormais l’État français à adapter ses lois, ses politiques et ses pratiques afin de garantir la mise en œuvre de ses principes.
Mais ratifier ne suffit pas : il faut maintenant appliquer.
Le gouvernement est maintenant tenu de soumettre son tout premier rapport sur la mise en œuvre de la C190.
Dans le cadre de ce processus, les gouvernements sont tenus de solliciter la contribution des représentants des travailleuses et travailleurs. Cette demande de contribution est spécifiquement inscrite dans la convention 144 sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail.
Les syndicats de travailleuses et travailleurs ont également la possibilité de soumettre des rapports alternatifs.
Des secteurs encore très exposés : le cas des transports
Dans de nombreux secteurs, la violence et le harcèlement restent une réalité quotidienne, en particulier dans les métiers en contact avec le public. Les travailleuses des transports, notamment, sont fréquemment exposées aux insultes, menaces, agressions, parfois même dans l’indifférence des directions ou sans véritable protection.
Le Comité des femmes de l’ETF (Fédération européenne des travailleurs des transports) a récemment lancé une enquête sur la violence à l’encontre des travailleuses du secteur, afin de mieux documenter ces situations et d’exiger des mesures concrètes.
👉 Participer à l’enquête (FR) en cliquant ici ou en scannant le QR code sur le visuel ci-dessous :
Ce que la ratification implique réellement
En ratifiant la C190, la France s’est engagée à :
Adopter une législation interdisant clairement la violence et le harcèlement au travail
Renforcer les moyens de prévention, notamment par la formation, les politiques de sensibilisation, et la protection des victimes
Permettre aux salarié·es de faire valoir leurs droits, y compris via des recours accessibles et efficaces
Dialoguer avec les partenaires sociaux, pour construire des milieux de travail sûrs et respectueux
6 ans après : le combat continue
La ratification française est une étape, mais le chemin vers une application effective reste long. Les violences sexistes et sexuelles, les discriminations, le harcèlement moral ou organisationnel ne disparaîtront pas sans volonté politique, moyens concrets et dialogue social réel.
Nous rappelons que :
Chaque travailleur·euse a droit à un environnement sans violence ni peur
Le monde syndical, les institutions et les entreprises doivent rendre la C190 vivante
Les témoignages des victimes doivent être entendus, crus et suivis d’effets
La Convention 190 est une boussole : à nous de tracer la voie.
Les 28 et 29 juin 2025, la Fédération Générale des Transports et de l’Environnement (FGTE-CFDT) a accueilli, dans les locaux de la CFDT Cheminots à Paris, la conférence européenne « We Are All Equally Different », organisée par la Fédération Européenne des Travailleurs des Transports (ETF). Ce rendez-vous a réuni militant·es et syndicats pour réaffirmer un engagement fort en faveur de l’inclusion et de l’égalité dans le monde du travail.
Sébastien Mariani : un appel clair à la mobilisation
Sébastien Mariani, secrétaire général de la FGTE-CFDT, a ouvert la conférence en soulignant que ce rassemblement est bien plus qu’un moment syndical :
« C’est un acte collectif pour l’égalité, la dignité humaine, et une société plus juste. »
Il a rappelé que les salarié·es LGBTQI+ restent encore trop souvent invisibilisé·es, confronté·es à des discriminations banalisées, à des propos haineux, ou à des blocages professionnels :
« Ce n’est pas acceptable, ce n’est pas digne de notre secteur. »
Céline Ruffié et les jeunes militant·es : la force de la jeunesse CFDT
Céline Ruffié, militante CFDT Cheminots, présidente du comité des jeunes de l’ETF et de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), a animé la session « Proud at Work! ».
Elle a mis en lumière les témoignages forts des jeunes salarié·es LGBTQI+ qui subissent isolement et discriminations, mais aussi leur résilience et leur solidarité, soutenues par la FGTE-CFDT.
Lydie Nicol, secrétaire nationale confédérale, en charge notamment de la lutte contre les discriminations : construire l’égalité au cœur des syndicats
Lydie Nicol, secrétaire nationale confédérale de la CFDT, chargée notamment de la politique jeunesse et de la lutte contre les discriminations, a rappelé que l’égalité ne s’impose pas par décret mais se construit avec détermination :
« Trop souvent, les femmes et les minorités restent sous-représentées dans nos structures. Nous devons briser ces plafonds de verre et faire de nos syndicats des lieux exemplaires d’inclusion. »
Elle a souligné l’importance d’une action collective, qui fasse du syndicalisme un levier de justice sociale et d’égalité réelle.
La délégation FGTE-CFDT avec Lydie Nicol, Secrétaire nationale confédérale
Une FGTE-CFDT engagée dans des actions concrètes
Face aux constats alarmants, la FGTE-CFDT porte plusieurs revendications fortes :
La mise en place de référents égalité et diversité formés dans toutes les entreprises,
L’intégration de clauses anti-discrimination spécifiques dans les conventions collectives,
Le développement de formations de fond, au-delà des simples formalités,
La réalisation régulière d’enquêtes internes sur l’inclusion réelle au travail.
« Un syndicat digne de ce nom défend les personnes dans toutes leurs dimensions, pas seulement les salaires », martèle Sébastien Mariani.
Rokhaya Diallo : l’intersectionnalité au cœur des luttes
L’intervention de Rokhaya Diallo, journaliste et militante féministe, antiraciste et LGBTQI+, a marqué les esprits :
« Une attaque contre une personne LGBTQI+ est une attaque contre nous toutes et tous. Nos combats doivent être unis et intersectionnels pour construire une société juste. »
Elle a alerté sur la montée des extrêmes en Europe et encouragé les syndicats à être des remparts contre ces attaques.
Solidarité européenne face aux attaques anti-LGBTQI+
La FGTE-CFDT a exprimé sa solidarité avec les militant·es LGBTQI+ de Budapest, dénonçant les politiques répressives du gouvernement hongrois.
Livia Spera, secrétaire générale de l’ETF, a rappelé que le simple affichage d’un drapeau arc-en-ciel ne suffit pas :
« Il faut agir concrètement pour que les lieux de travail deviennent des espaces de respect et de justice. »
Céline Ruffié a lancé un message fort :
« Peu importe que Viktor Orbán veuille changer de prénom ou de genre, cela ne changera rien à notre détermination. Nous ne laisserons pas la haine détruire la dignité des personnes LGBTQI+. »
Une marche commune vers un avenir inclusif
Après ces deux jours d’échanges, les participant·es ont rejoint la Marche des Fiertés de Paris sous la bannière commune et intersyndicale :
«En intersyndicale, pour l’égalité des droits et contre les LGBTQIA+ phobies»,
observant quatre minutes de silence pour les victimes du VIH et de la stigmatisation.
La FGTE-CFDT : un syndicalisme inclusif, humaniste et européen
En accueillant cette conférence, la FGTE-CFDT confirme son rôle moteur pour faire du secteur des transports un acteur majeur de l’égalité et de la justice sociale.
« Ce combat pour l’égalité n’est pas une option militante, c’est une exigence fondamentale que nous mènerons avec solidarité et humanité », conclut Sébastien Mariani.
Du 19 au 23 mai, la ville d’Èze-sur-Mer a accueilli une semaine de formation dédiée aux jeunes syndicalistes du secteur ferroviaire. Organisée par le syndicat allemand EVG (Eisenbahn- und Verkehrsgewerkschaft), cette initiative a été soutenue financièrement par la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF).
Cette rencontre a rassemblé de nombreux jeunes professionnels venus d’Allemagne (EVG), d’Autriche (Vida) et de Suisse (SEV), issus de différentes branches des entreprises ferroviaires et des gestionnaires d’infrastructure.
Des échanges riches et transnationaux
Tout au long de la semaine, les participants ont pu confronter leurs expériences et découvrir les réalités sociales et professionnelles de leurs pays respectifs. Les tables rondes ont permis d’aborder les différences entre les modèles sociaux, tout en identifiant les défis communs rencontrés dans le secteur ferroviaire en Europe.
Parmi les sujets traités figuraient notamment :
L’attractivité des métiers ferroviaires
Les conditions de travail et les droits sociaux
La place des jeunes et des femmes dans les entreprises et dans le dialogue social
L’impact de la libéralisation du secteur et l’ouverture à la concurrence
La situation politique européenne n’a pas été oubliée : les débats ont également porté sur la montée des populismes et de l’extrême droite, et sur les attentes de la jeunesse face aux mutations profondes du paysage ferroviaire.
Focus sur la France : réformes et réalités
Grâce à la participation de la CFDT-Cheminots, les collègues étrangers ont pu mieux appréhender les enjeux actuels du secteur ferroviaire français, notamment en ce qui concerne les réformes récentes, l’ouverture à la concurrence et leurs conséquences pour les cheminots.
Des visites de terrain ont enrichi cette semaine : les participants ont découvert le nouveau centre de maintenance de Transdev ainsi que le Poste de Régulation et de Sécurité (PRS) de Nice. Ces immersions ont permis de mieux comprendre, de façon concrète, les réalités du travail ferroviaire en France.
Une dynamique européenne à poursuivre
Cette semaine de formation a été une expérience humaine et professionnelle enrichissante, marquée par la solidarité et l’engagement commun. Elle a permis de renforcer les liens entre jeunes syndicalistes européens, de partager des savoirs, et de construire une vision collective pour l’avenir du secteur ferroviaire.
Un grand merci à l’EVG pour son accueil dans sa maison syndicale et à l’ETF pour son précieux soutien.
Béatrice Lestic, Secrétaire nationale CFDT responsable notamment de la politique en matière de l’égalité professionnelle et représentante des travailleurs français à l’OIT: « Unis dans nos fiertés, solidaires dans nos droits »
1. Quel constat faites-vous aujourd’hui sur la place des femmes et des minorités dans le monde du travail en Europe ?
L’Europe a progressé, c’est vrai. Les femmes sont plus nombreuses sur le marché du travail, et les personnes gays et lesbiennes y sont plus visibles. Mais cette avancée reste incomplète, inégale et fragile.
Certaines minorités, notamment les personnes trans, sont encore massivement discriminées, surtout à l’embauche. Trop souvent, leur parcours professionnel est marqué par la précarité, l’exclusion ou le rejet. Et pour celles et ceux qui ont un emploi, la réalité, c’est celle des métiers moins valorisés, moins rémunérés, et d’une double peine sociale.
Les femmes, par exemple, continuent de représenter une large part des travailleuses pauvres… et plus tard des retraitées pauvres. L’égalité salariale reste donc un combat de tous les jours, et non une promesse en l’air.
2. Quel rôle peuvent jouer les syndicats face aux discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, notamment dans les transports ?
Un rôle clé, incontournable. Le secteur des transports est un parfait révélateur des inégalités. Les métiers sont encore extrêmement genrés : conducteurs de train, chauffeurs de bus ou de poids lourds, pilotes d’avion… Ces postes restent dominés par les hommes. Résultat : les femmes et les personnes LGBT+ y sont sous-représentées, et les métiers à forte présence féminine sont moins reconnus et moins rémunérés.
Il faut casser cette ségrégation professionnelle, ouvrir l’accès à tous les métiers, peu importe le genre. Et ça passe par l’éducation, la formation, l’exemplarité dans les entreprises… et dans les syndicats.
Oui, même dans nos structures syndicales, il y a encore trop peu de femmes et de minorités aux postes de responsabilité. À la CFDT, on agit, on change les choses. Mais il faut aller plus loin, plus vite. L’égalité ne se décrète pas : elle se construit.
3. Comment s’assurer que les politiques d’égalité deviennent réalité, et pas seulement des discours ?
Les lois sont nécessaires, mais elles ne suffisent pas. Il faut des leviers puissants pour que les textes soient appliqués, contrôlés, sanctionnés si besoin. Et ce levier, ce sont les syndicats.
Tant que les organisations syndicales n’investissent pas pleinement ces sujets, qu’elles ne poussent pas à leur application dans les branches, les entreprises, les services, les avancées resteront timides. Trop de lois dorment dans les tiroirs.
La directive européenne sur la transparence salariale, par exemple, est une vraie opportunité. À nous, syndicats, de la transformer en levier pour faire bouger les lignes. Pas demain. Maintenant.
4. Quelles actions prioritaires pour garantir un environnement professionnel sûr et inclusif pour les personnes LGBTQIA+ ?
Première priorité : la tolérance zéro face aux discriminations et aux violences, quelles qu’elles soient — sexistes, sexuelles, homophobes, transphobes. Dans le secteur du transport, les témoignages existent, et souvent ils se taisent. Nous devons créer des environnements de travail où chacun et chacune se sent en sécurité, respecté·e, légitime.
À la CFDT, on agit concrètement : on forme, on sanctionne si nécessaire, et on accompagne. Cette ligne, elle est claire : pas de place pour la haine, l’exclusion ou le mépris.
Mais il faut aussi ouvrir les portes du syndicalisme aux personnes LGBTQIA+. Leur place est dans les équipes syndicales, dans les instances, dans les négociations. C’est par leur engagement, et en les soutenant, qu’on fait progresser l’ensemble du monde du travail.
5. Quelle réponse face à la montée de l’extrême droite ? Et que peuvent faire les syndicats ?
L’extrême droite n’est jamais la solution. Elle est toujours un danger. Pour les droits des travailleurs, pour les femmes, pour les minorités, pour la démocratie.
Partout où elle accède au pouvoir — en Hongrie, en Pologne, aux États-Unis, en Argentine — elle recule les droits, attaque la liberté, stigmatise les personnes LGBTQIA+, remet en cause les droits des femmes. Elle promeut une vision fermée, autoritaire, patriarcale de la société.
À la CFDT, comme à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ou à la Confédération Internationale Syndicale (CSI), notre position est claire : nous combattons l’extrême droite, ses idées, ses discours, ses projets. Elle est incompatible avec les valeurs que nous portons : solidarité, égalité, émancipation.
Le syndicalisme est un rempart démocratique. Il doit le rester, et il doit l’être encore plus fort dans les années à venir.
6. Quel message souhaitez-vous adresser aux personnes LGBTQIA+ qui travaillent dans les transports et qui peuvent encore se sentir isolées ou invisibles ?
Vous n’êtes pas seul·es. Votre place est légitime. Votre voix compte.
Le monde du travail n’est pas toujours un espace sûr, c’est vrai. Mais les choses changent, et vous êtes au cœur de ce changement. À la CFDT, nous voulons des lieux de travail où chacun·e peut être soi-même, sans avoir à se cacher, sans avoir peur. Mais cela ne se fera pas sans vous. Engagez-vous. Rejoignez-nous. Poussez les portes. Prenez la parole.
Nous serons là pour vous soutenir, vous écouter, vous défendre. Car un syndicat qui ne défend pas toutes les fiertés, ne défend pas tous les droits. Et nous, à la CFDT, nous sommes unis dans nos fiertés, et solidaires dans nos droits.
Les dockers membres de la Fédération Européenne des Travailleurs des Transports (ETF) se sont réunis les 3 et 4 juin à Livourne, en Italie, pour deux journées de débats, d’élections et de solidarité syndicale. Après le Monténégro l’an dernier, cette nouvelle rencontre confirme l’importance croissante de l’unité syndicale à l’échelle européenne face aux mutations profondes du secteur portuaire.
Le CNTPA CFDT, actif et mobilisé, était présent à travers la participation de son Secrétaire Général, Franck Gonsse, pour faire entendre la voix des travailleurs portuaires français et porter les revendications de l’ensemble des salarié·es confronté·es à l’automatisation, à l’intelligence artificielle et aux transformations environnementales du secteur.
Automatisation et IA : des défis à relever collectivement
L’introduction accélérée des technologies autonomes et de l’intelligence artificielle dans les ports redéfinit le métier de docker, avec des conséquences majeures :
Suppression d’emplois
Transformation rapide des compétences
Affaiblissement de la représentativité syndicale
Précarisation des conditions de travail
Le CNTPA CFDT, aux côtés de ses homologues européens, a insisté sur une ligne claire :
« L’IA est négociable. La technologie ne doit pas affaiblir les travailleurs, mais être mise au service d’un progrès social partagé. »
Une transition juste, avec des garanties pour l’emploi, des droits renforcés et des formations adaptées, est possible si les syndicats agissent de manière solidaire et coordonnée à l’échelle européenne.
Renouvellement de la section ETF Dockers : une dynamique européenne renforcée
Cette réunion a également été l’occasion de renouveler une partie de la direction de la section dockers de l’ETF. Deux élues ont rejoint l’équipe :
Maren Ulbrich (ver.di, Allemagne), élue deuxième vice-présidente
Fatma Nur Bademli Akkaya (Liman-İş Sendikası, Turquie), représentante des femmes
Le CNTPA CFDT se félicite de ce renforcement de la représentativité syndicale féminine dans les ports, trop souvent invisibilisée.
Débats stratégiques : politique portuaire, climat et sécurité
Les membres ont aussi débattu des grands dossiers d’avenir :
Les politiques portuaires européennes et leur impact sur les conditions de travail
L’introduction du Système d’Échange de Quotas d’Émission (SEQE) et ses conséquences économiques et sociales pour les ports
La sécurité au travail, toujours un enjeu central
Sur tous ces sujets, le CNTPA-CFDT a rappelé la nécessité de garantir l’équité sociale dans toutes les transitions et de placer les travailleurs au cœur des décisions politiques européennes.
Solidarité avec les dockers ukrainiens
En clôture de ces deux jours, une pensée émue et solidaire a été adressée aux dockers d’Odessa, frappés par une attaque au missile contre le terminal HHLA. Deux travailleurs portuaires ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés.
L’ETF, avec le soutien de toutes ses organisations membres dont le CNTPA- CFDT, condamne fermement cette violence et exige des gouvernements européens des actions concrètes pour faire cesser la guerre. La fédération a réaffirmé son engagement pour la paix et la sécurité de tous les travailleurs.
CNTPA CFDT : une voix forte dans l’Europe portuaire
Le message porté à Livourne est clair :
« Le futur du travail dans les ports européens se joue maintenant, et nous devons le construire ensemble. »
Le CNTPA CFDT, pleinement investi au sein de l’ETF, continuera d’œuvrer pour :
Une automatisation socialement maîtrisée
Des droits renforcés pour tous les dockers
Une formation continue adaptée aux mutations
Une solidarité concrète entre les travailleurs d’Europe
Plus que jamais, la voix des dockers doit être forte, unie et écoutée dans la construction du port de demain.
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