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Succès pour le Forum Logement CRTE IDF !
Le vendredi 9 octobre dernier, les équipes du CRTE IDF et de l’URI IDF organisaient une journée dédiée au logement dans les locaux de l’URI IDF. Destiné aux salariés du transport ferroviaire, routier et aérien, l’événement a réuni 50 participants autour d’un parcours d’information complet.
Trouver un logement, financer son projet ou connaître ses droits juridiques reste une préoccupation majeure pour les agents des transports. Pour répondre à ces enjeux cruciaux, le CRTE IDF en partenariat avec l’URI DF a mobilisé un réseau d’experts unique pour conseiller les salariés, adhérents comme non-adhérents.
Un parcours complet, du logement temporaire à l’accession
Grâce à la présence de nos 8 partenaires clés, les visiteurs ont pu obtenir des réponses concrètes et individualisées à chaque étape de leur projet résidentiel :
- Hébergement & urgence : Les solutions de logement temporaire et les foyers de jeunes travailleurs avec PARME et l’ALJT.
- Logement social & aides : L’accompagnement sur-mesure d’Action Logement (garantie VISALE, prêts travaux, aides financières) et de la structure EKOMIA.
- Innovations & financements : Les dispositifs d’accession sociale comme le Bail Réel Solidaire (BRS) avec la Coop Foncière, ainsi que les solutions de crédit du CSF et de la SOFIAP.
- Conseil juridique & rénovation : L’expertise de l’ADIL 75 pour décrypter les droits des locataires/propriétaires et actionner les aides comme MaPrimeRénov’.
Le syndicalisme de proximité en action
Au-delà des partenaires, les tables d’exposition du CRTE IDF et de l’URI IDF ont permis de mettre en lumière nos dispositifs d’accompagnement transversaux, notamment sur les thématiques du handicap et des jeunes.
Cette journée d’échanges riches s’inscrit pleinement dans la volonté de la FGTE-CFDT d’offrir des services concrets, de proximité, et de renforcer notre développement auprès de tous les salariés du secteur.
Un grand merci aux équipes organisatrices, aux partenaires et aux 50 participants pour la réussite de cette édition 2026 !

Il y a le feu…
Du fait des canicules successives, la question climatique s’impose à nous toutes et tous sans contestation possible. Il en va de même pour leur lien avec les activités humaines.
Du coup, au-delà de la prise en compte des questions environnementales, la CFDT s’engage dans l’objectif de « transition écologique juste ».
Cette priorité l’est tout autant que les salaires ou les conditions de travail par exemple. Elle devient un levier de progrès social au quotidien qui s’inscrit dans la vision globale d’une évolution sociétale.
Le changement climatique est en effet un sujet d’emploi, de santé au travail, de politique industrielle, de protection sociale et de démocratie sociale.
La CFDT a défini deux axes majeurs, un impératif de justice sociale qui refuse et interdit de voir les coûts d’une transition écologique reposer d’abord sur les salariés, les ménages modestes voire même certains territoires.
L’autre impératif impose la prise en compte et le traitement du changement climatique avec comme corollaire la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Sur ce dernier point, je vous invite à consulter puis vous approprier un article de Vie Publique « Dangers climatiques : un changement d’échelle nécessaire estime le Haut Conseil pour le climat »
Projet « EU Inc. » : la FGTE-CFDT relaie les alertes de l’ETF sur les risques pour les travailleurs du transport
Simplifier le droit des entreprises ne doit pas se faire au détriment des droits sociaux et de la responsabilité des employeurs
La Commission européenne travaille actuellement sur la création d’un nouveau régime juridique optionnel pour les entreprises, communément appelé « EU Inc. » ou « 28e régime ». L’objectif affiché est de faciliter la création et le développement d’entreprises opérant dans plusieurs États membres en simplifiant certaines règles de droit des sociétés.
La fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), dont la FGTE-CFDT est membre, ne s’oppose pas par principe à l’innovation ni à la simplification des activités économiques transfrontalières. Le secteur des transports et de la logistique est européen par nature et les entreprises y exercent déjà quotidiennement leurs activités au-delà des frontières.
Cependant, l’ETF alerte : la simplification du droit des sociétés ne doit pas se faire au détriment de la responsabilité juridique des entreprises, des normes sociales, des droits des travailleurs et de la capacité des autorités à faire respecter les règles.
➜ Une proposition élaborée sans véritable dialogue social
Pour l’ETF, la proposition européenne a été élaborée trop rapidement et sans consultation suffisante des partenaires sociaux. Elle ne tire pas suffisamment les enseignements des expériences passées, notamment celles liées à la Société européenne (SE), aux projets précédents de société privée européenne ou encore aux évolutions du droit européen de l’insolvabilité.
Le projet « EU Inc. » a principalement été pensé pour répondre aux besoins des start-up et des entreprises en forte croissance. Or, les réalités du transport et de la logistique sont différentes : il s’agit de secteurs structurés autour de grandes entreprises multinationales, fortement réglementés, où la question de l’établissement d’une société ne relève pas uniquement du droit commercial.
Dans les transports, le lieu d’établissement d’une entreprise détermine directement l’accès au marché, les licences d’exploitation, les obligations de sécurité, le contrôle des autorités et l’application effective du droit du travail.
➜ Un risque d’affaiblissement de la responsabilité des entreprises
Les secteurs du transport connaissent déjà une forte fragmentation des responsabilités. Une même activité peut aujourd’hui impliquer :
- un siège social dans un État membre ;
- une direction opérationnelle dans un autre pays ;
- des travailleurs employés dans plusieurs États ;
- des sous-traitants établis ailleurs ;
- des salariés détachés ou mobiles.
Dans ce contexte, l’introduction d’un nouveau statut juridique européen pourrait renforcer les difficultés existantes pour identifier clairement l’entreprise responsable.
L’ETF souligne plusieurs risques :
- une moindre transparence sur les structures d’entreprise, alors que les autorités doivent pouvoir connaître les propriétaires, les dirigeants effectifs, le nombre de salariés concernés et le lieu réel d’activité ;
- une augmentation des possibilités de dumping social, avec des entreprises susceptibles de rechercher le cadre juridique le moins contraignant ;
- un affaiblissement de la négociation collective et de la représentation des travailleurs, les mécanismes de droit des sociétés ne couvrant pas pleinement les droits collectifs.
Pour l’ETF, la question essentielle n’est pas le nom donné à une nouvelle forme d’entreprise. La question est de savoir si les travailleurs, les inspections du travail et les autorités de contrôle pourront toujours identifier clairement qui est responsable, où cette responsabilité s’exerce et comment les droits pourront être garantis.
➜ Des inquiétudes particulières dans les différents secteurs du transport
* Transport routier : préserver la lutte contre les sociétés « boîtes aux lettres »
Dans le transport routier, l’ETF rappelle que les règles européennes reposent sur la notion d’entreprise réellement établie, avec des exigences en matière de stabilité de l’établissement, de capacité financière et de compétence professionnelle.
Le paquet Mobilité avait justement renforcé ces obligations afin de lutter contre les sociétés « boîtes aux lettres » et la concurrence déloyale.
L’arrivée d’un nouveau régime européen soulève donc plusieurs questions :
- Comment vérifiera-t-on la réalité de l’établissement d’une entreprise ?
- Quel État membre sera compétent pour assurer le contrôle ?
- Quelle autorité pourra suspendre ou retirer une licence d’exploitation ?
Sans garanties précises, le risque est de fragiliser les avancées obtenues ces dernières années pour améliorer les conditions de concurrence et protéger les travailleurs.
* Transport maritime : ne pas reproduire les dérives des pavillons de complaisance
Le secteur maritime montre déjà les conséquences possibles d’un éloignement entre la responsabilité économique et la responsabilité juridique.
Les mécanismes de pavillons de complaisance ont historiquement facilité :
- le recours à des normes sociales moins protectrices ;
- la réduction de la couverture syndicale et de la négociation collective ;
- la multiplication d’intermédiaires rendant l’identification du véritable employeur plus difficile ;
- des difficultés majeures de contrôle et d’application des droits.
Selon l’ETF, le régime « EU Inc. » pourrait ajouter une nouvelle couche de complexité juridique, en éloignant davantage encore les entreprises de leurs responsabilités envers les travailleurs.
* Aviation : éviter une fragmentation juridique supplémentaire
Le transport aérien est déjà marqué par des organisations complexes : groupes internationaux, filiales multiples, certificats de transporteurs aériens (AOC), affrètements avec équipage (ACMI) ou encore recours à différentes structures d’emploi.
La jurisprudence européenne a montré combien il peut être difficile de déterminer le droit du travail applicable, le tribunal compétent ou l’employeur réellement responsable dans ces configurations.
Alors que la Commission européenne prépare une révision du règlement européen sur les services aériens, avec notamment l’objectif de renforcer la sécurité juridique pour les personnels navigants et de lutter contre le dumping social, l’ETF estime que le régime « EU Inc. » pourrait au contraire ajouter une nouvelle source d’incertitude.
➜ Pour la FGTE-CFDT et l’ETF : l’Europe doit renforcer la responsabilité sociale des entreprises
La FGTE-CFDT partage les préoccupations exprimées par l’ETF : l’Europe a besoin d’un cadre permettant aux entreprises de se développer dans un marché intégré, mais cette évolution ne peut pas se faire au prix d’un affaiblissement des droits sociaux.
Toute réforme du droit des sociétés doit garantir :
- la transparence des structures économiques ;
- l’identification claire des employeurs responsables ;
- le respect des conventions collectives et du dialogue social ;
- la capacité des autorités nationales et européennes à contrôler effectivement les entreprises.
Dans les transports, où les travailleurs sont déjà confrontés à une forte mobilité et à des chaînes de sous-traitance complexes, la priorité doit rester la même : garantir que derrière chaque activité économique existe une responsabilité clairement identifiable.
Le 18 juin, une délégation de la FGTE-CFDT s’est mobilisée à Madrid pour défendre une Europe plus sociale
Le 18 juin, une délégation de la FGTE-CFDT s’est rendue à Madrid pour participer à la grande manifestation européenne organisée par la Confédération européenne des syndicats (CES), les CCOO et l’UGT. Aux côtés de plus de 10 000 travailleurs venus de toute l’Europe, elle a porté haut les couleurs de la CFDT et réaffirmé son engagement en faveur d’une Europe fondée sur la justice sociale, l’investissement, la croissance durable et des emplois de qualité.
Cette mobilisation s’est tenue alors que les dirigeants de l’Union européenne étaient réunis à Bruxelles pour débattre de la compétitivité et de la déréglementation. À travers le « Rassemblement pour des emplois de qualité, la justice sociale et la paix, et contre la déréglementation et l’austérité », les organisations syndicales ont défendu une autre vision du projet européen.

Les manifestants ont appelé les responsables européens à rompre avec les politiques d’austérité et à privilégier une stratégie fondée sur l’investissement, estimant que cette approche a permis à l’Espagne d’afficher une croissance économique trois fois supérieure à celle du reste de la zone euro.
À cette occasion, la CES a réaffirmé plusieurs priorités : garantir des salaires équitables, promouvoir la négociation collective, assurer des emplois de qualité grâce à une future législation européenne, mettre un terme aux projets de déréglementation, notamment au travers du projet « EU Inc. », renforcer les investissements dans les industries et les services publics, garantir un logement décent et abordable et défendre la paix ainsi que le droit international.
S’exprimant à Madrid, la secrétaire générale de la CES, Esther Lynch, a déclaré :
« Aujourd’hui, nous adressons un message aux dirigeants européens réunis à Bruxelles : cessez de céder aux fantasmes de déréglementation des grandes entreprises et suivez l’exemple de l’économie la plus performante d’Europe en augmentant les salaires et les investissements.

« L’Espagne est devenue l’économie la plus performante d’Europe parce qu’elle a rompu avec les politiques d’austérité qui ont échoué. Son succès montre qu’une autre Europe est non seulement possible, mais nécessaire et urgente pour créer de la croissance avec des emplois de qualité dans des entreprises performantes et des services publics. »
Le secrétaire général de l’UGT, Pepe Álvarez, a également dénoncé les projets de déréglementation :
« Nous ne reculerons pas d’un seul pas. Nous ne sommes pas disposés à accepter le 28e régime, qui constitue une attaque contre les droits des travailleurs. Il affaiblirait les syndicats, la négociation collective et la participation des travailleurs, et entraînerait une inégalité des richesses encore plus grande.
C’est pourquoi Madrid est le lieu idéal pour cette manifestation. Les syndicats et le gouvernement de ce pays prennent position en faveur de la paix et de la justice. Tels sont les fondements dont nous avons besoin pour l’Europe et le monde. »
Le secrétaire général des CCOO, Unai Sordo, a, pour sa part, souligné l’importance de cette mobilisation :
« Il s’agit d’une mobilisation importante dans le contexte politique et social dans lequel nous vivons, non seulement en Espagne mais aussi pour l’Europe. Nous nous mobilisons pour affirmer la nécessité d’une hausse des salaires. Nous devons renforcer les services publics et mettre en place des politiques de logement efficaces, car le problème du prix du logement n’est pas propre à l’Espagne. Bon nombre des mesures que les syndicats espagnols ont obtenues ces dernières années constituent désormais des références pour le reste de l’Europe, démontrant que les politiques qui favorisent la création d’emplois de qualité et protègent les emplois menacés sont non seulement compatibles avec la croissance économique, mais qu’elles y contribuent également. »

Tromsø 2026 : Assemblée générale du forum européen de la jeunesse
Une motion ambitieuse portée par la confédération européenne des syndicats adoptée pour défendre l’emploi et le logement des jeunes en Europe
Le Forum européen de la Jeunesse est la plus grande plateforme de représentation des organisations de jeunesse en Europe. Il rassemble les Conseils nationaux de jeunesse et les organisations internationales de jeunesse afin de porter la voix de millions de jeunes auprès des institutions européennes, du Conseil de l’Europe, des Nations Unies et d’autres instances internationales. Son objectif est de promouvoir les droits des jeunes, leur participation démocratique et leur accès à des conditions de vie dignes et équitables. La confédération européenne des syndicats est un membre actif du forum européen de la jeunesse.

À l’occasion de son Assemblée générale 2026, organisée à Tromsø, en Norvège, les organisations membres ont adopté une motion majeure visant à renforcer les droits sociaux et économiques des jeunes à travers l’Europe. L’assemblée générale se tenait à Tromso car elle a été élue capitale européenne de la jeunesse pour l’année 2026. Le titre de capitale européenne de la jeunesse est transmis chaque année à une ville européenne différente pour une période d’un an. C’est une occasion pour la ville choisie de montrer la vie et le développement social, économique et culturel liés à la jeunesse. Avec sa vision « True North », Tromsø vise à inspirer les villes à travers l’Europe en démontrant comment un engagement soutenu en faveur de la participation des jeunes renforce la démocratie, l’inclusion et la résilience des communautés
Dans un contexte marqué par la montée des inégalités, la précarisation du travail et une crise du logement qui touche particulièrement les nouvelles générations, cette motion porte un message clair : les jeunes doivent pouvoir accéder à un emploi de qualité, à un logement abordable et participer pleinement à la société.
Aujourd’hui encore, de nombreux jeunes rencontrent des obstacles importants lors de leur entrée sur le marché du travail. Les contrats temporaires, les stages non rémunérés ou sous-rémunérés et d’autres formes d’emploi précaire demeurent une réalité pour une part importante de la jeunesse européenne. Cette situation fragilise leur autonomie financière et limite leurs perspectives.
Le développement des plateformes numériques et de nouvelles formes d’emploi atypiques accentue également les difficultés d’accès aux droits sociaux, à la protection sociale et à une représentation collective effective. Malgré leur contribution essentielle à l’économie, de nombreux jeunes travailleurs restent exposés à l’insécurité professionnelle et au risque de pauvreté.
Parallèlement, la crise du logement continue de s’aggraver dans de nombreuses régions d’Europe. L’augmentation constante des loyers, la spéculation immobilière et le manque d’investissements dans des logements accessibles empêchent de nombreux jeunes de devenir indépendants, de saisir des opportunités professionnelles ou de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions.
Face à ces constats, la motion adoptée appelle les institutions européennes, les gouvernements nationaux et les partenaires sociaux à agir concrètement. Elle défend notamment la promotion d’emplois décents, une rémunération équitable des stages, un renforcement des protections pour les travailleurs des plateformes numériques ainsi que des politiques ambitieuses en faveur du logement abordable.

Cette adoption représente une avancée importante pour les organisations de jeunesse et les syndicats engagés dans la défense des droits des jeunes en Europe. Parmi les personnes ayant porté cette motion figure Céline Ruffie (FGTE) Présidente de la jeunesse au sein de la Confédération européenne des syndicats, élue à travers ETF (fédération européenne des travailleurs des transports). Son engagement a contribué à mettre en lumière les préoccupations des jeunes travailleurs et travailleuses confrontés à la précarité de l’emploi, à l’insécurité sociale et aux difficultés d’accès au logement.
À travers ce vote, les membres du Forum européen de la Jeunesse réaffirment leur volonté de construire une Europe plus juste, plus inclusive et plus solidaire, où chaque jeune peut envisager son avenir avec confiance et bénéficier des mêmes opportunités, quels que soient son origine sociale ou son parcours.
L’adoption de cette motion constitue ainsi un signal fort envoyé aux décideurs européens : investir dans la jeunesse n’est pas seulement une nécessité sociale, c’est une condition essentielle pour l’avenir de l’Europe.
L’Assemblée générale de Tromsø a également été l’occasion d’exprimer notre solidarité avec les travailleurs et travailleuses du secteur de l’hôtellerie-restauration mobilisés aux côtés du syndicat norvégien Fellesforbundet. Affilié à la confédération syndicale norvégienne LO, ce syndicat est également actif au sein des structures syndicales européennes. Pour les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, il est notamment membre de la EFFAT, fédération sectorielle européenne affiliée à la Confédération européenne des syndicats (CES).
En soutenant cette mobilisation locale, les participants à l’Assemblée générale ont rappelé que la défense des droits des jeunes est indissociable de la lutte pour de meilleures conditions de travail, des salaires décents et le respect du dialogue social partout en Europe.
